Nutrithérapie

La nutrithérapie est une discipline médicale destinée à :

  • Optimiser les fonctions de la personne bien portante (énergie, mémoire, fertilité…)
  • Renforcer sa résistance aux agressions (virus, bactéries, pollution, stress…)
  • Prolonger sa durée de vie en bonne santé et à prévenir des maladies aiguës et chroniques
  • Augmenter les capacités d’une personne malade à guérir ou à compenser les effets de sa pathologie.

Pour ce faire, le nutrithérapeute combine trois techniques de diagnostic des déficits nutritionnels (interrogatoire, bilan alimentaire et analyses biologiques) et corrige ceux-ci par des conseils alimentaires et la prescription de vitamines, minéraux, acides gras, acides aminés et autres principes actifs extraits d’aliments. Le nutrithérapeute utilise par ailleurs certains aliments et nutriments comme des médicaments, pour leurs effets pharmacologiques, indépendamment de tout déficit.

Plusieurs dizaines de milliers d’études démontrent qu’un conseil alimentaire positif et judicieux, ainsi qu’une supplémentation en micronutriments, peuvent réduire environ de moitié la fréquence de certaines malformation chez l’enfant, des infections, des pathologies cardio-vasculaires et des cancers chez l’adulte, de réduire le risque ou de retarder de façon très substantielle l’apparition des pathologies dégénératives qui touchent avec l’âge tous les systèmes : locomoteur, sensoriels, cérébraux, etc… D’autres études démontrent que les outils nutritionnels peuvent être thérapeutiques ou co-thérapeutiques dans la plupart des pathologies. A l’heure où la Haute Autorité de Santé réclame la sortie du  » tout médicament », la maîtrise des effets pharmacologiques des principes actifs nutritionnels devient essentielle pour les médecins et praticiens de santé.

Diététicien, Nutritionniste ou Nutrithérapeute ?

Le diététicien, non médecin, a suivi une formation essentiellement centrée sur le bilan alimentaire concernant les calories, les lipides (graisses), les glucides (sucres) et les protéines et a eu tendances jusqu’à présent à négliger les vitamines, les minéraux et autres composants de l’alimentation. Il agit le plus souvent dans le cadre d’un hôpital ou d’une institution.

Le médecin nutritionniste a suivi une formation plus approfondie, mais sa pratique est presque limitée au surpoids et au diabète. Par ailleurs, il manie plus facilement les médicaments contre ces pathologies que le conseil alimentaire qu’il délègue souvent au diététicien.

Le médecin nutrithérapeute aborde les plaintes du patient (fatigue, anxiété, dépression, infection à répétition…) et ses maladies d’un point de vue biochimique, afin d’intervenir au niveau le plus fin, le niveau moléculaire. Chaque personne ayant des gènes, une alimentation et un environnement différents, il est amené à prendre plus de temps pour les identifier et à recourir à des analyses spécialisées si nécessaire. A partir d’un tel tour d’horizon, le médecin nutrithérapeute peut voir quelles modifications alimentaires sont prioritaires, quelles prises de compléments sont nécessaires et quelles réductions de surcharges doivent être entreprises. Il a pour priorité de résoudre chaque fois que possible les déficits, les symptômes et les signes dont se plaint le patient par des conseils alimentaires. Il sera amené à utiliser des compléments alimentaires quand l’alimentation seule ne peut pas fournir les quantités suffisantes, ou lorsqu’il recherche un effet pharmacologique (un effet médicament indépendant de la présence d’un déficit).

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